Gouvernance de l’IA dans un contexte militaire
Lors d’un sommet militaire consacré à l’IA, environ un tiers des pays participants ont convenu de signer une déclaration sur la gouvernance de l’utilisation de cette technologie dans les conflits armés. Cependant, les grandes puissances militaires, à savoir la Chine et les États-Unis, ont choisi de ne pas s’engager.
Préoccupations concernant l’IA dans la guerre
Les tensions entre les États-Unis et leurs alliés européens, ainsi que l’incertitude quant à l’avenir des relations transatlantiques, ont rendu certains pays réticents à signer des accords communs. Cette situation a mis en lumière les inquiétudes croissantes concernant les avancées rapides de l’intelligence artificielle, qui pourraient dépasser les règles encadrant son utilisation militaire. Cela soulève des risques d’accidents, de méscalculs ou d’escalades imprévues.
Engagements des signataires
La déclaration souligne le dilemme auquel sont confrontés les gouvernements : établir des restrictions responsables tout en évitant de se désavantager par rapport à leurs adversaires. Le ministre néerlandais de la Défense a mentionné que la Russie et la Chine avancent rapidement dans ce domaine, créant une urgence à la fois pour le développement de l’IA et pour son utilisation responsable.
Sur les 85 pays présents au sommet sur la Responsabilité de l’IA dans le domaine militaire, seulement 35 ont signé un engagement en faveur de 20 principes relatifs à l’IA. Ces principes incluent l’affirmation de la responsabilité humaine sur les armes alimentées par l’IA, la promotion de chaînes de commandement claires et le partage d’informations sur les arrangements de surveillance nationale, en veillant à respecter la sécurité nationale.
Importance des évaluations des risques
Le document met également en avant l’importance des évaluations des risques, des tests rigoureux et de la formation pour le personnel utilisant les capacités militaires d’IA. Lors de sommets précédents à La Haye et à Séoul, environ 60 nations, à l’exclusion de la Chine mais incluant les États-Unis, avaient approuvé un « plan d’action » sans engagement légal.
Bien que le document de cette année ne soit pas contraignant, certains participants étaient mal à l’aise à l’idée de soutenir des politiques plus concrètes. Parmi les signataires majeurs figurent le Canada, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Corée du Sud et l’Ukraine.