Trump cherche à préempter les lois étatiques sur l’IA
Le président a récemment appelé le Congrès à préempter les lois « encombrantes » des États concernant l’intelligence artificielle (IA) et à interdire aux États de réglementer le développement de l’IA. Cette demande s’inscrit dans une initiative fédérale visant à contrer les réglementations étatiques.
Cadre de politique nationale sur l’IA
La demande de préemption a été présentée dans un cadre de politique nationale de quatre pages sur l’IA, qui décrit les éléments d’une norme nationale légère pour le développement de l’IA. La réaction à ce cadre a été rapide et variée.
Des critiques, comme un représentant du Vermont, ont exprimé que cela offrait aux grandes entreprises technologiques une échappatoire, tandis que d’autres, comme un ancien congressiste, ont qualifié cette initiative de « Mad Max pour l’industrie de l’IA ». En revanche, des groupes de l’industrie technologique ont salué le cadre comme une reconnaissance des enjeux en jeu.
Objectifs du cadre
Le cadre vise à servir de feuille de route pour le Congrès, en considérant comment réglementer et encourager le développement de l’IA aux États-Unis. Il est divisé en sections qui appellent à :
- Protéger les enfants ;
- Encourager le développement de l’IA tout en protégeant contre les dommages ;
- Soutenir l’innovation tout en respectant les droits de propriété intellectuelle ;
- Prévenir la censure de l’IA ;
- Développer une main-d’œuvre prête pour l’IA ;
- Préempter les lois étatiques pour établir une norme nationale « minimale ».
Ce cadre s’appuie sur un décret présidentiel de décembre, qui a ordonné aux agences fédérales d’identifier et de contester les lois étatiques « onerous ».
Réaction et implications
Bien qu’aucun obstacle formel à la réglementation étatique de l’IA n’ait été érigé, la pression exercée sur les États a déjà eu des effets, comme l’échec d’une mesure de sécurité de l’IA dans l’Utah. Malgré cela, un suivi des mesures législatives liées à l’IA est en cours, avec 1 600 projets de loi identifiés jusqu’à présent.
Le cadre indique que l’objectif est d’éviter un « patchwork fragmenté de réglementations étatiques » qui nuirait à la compétitivité nationale, tout en respectant les droits des États. Les États ne devraient pas être autorisés à réglementer le développement de l’IA ou à punir les développeurs d’IA pour une mauvaise utilisation de leurs modèles.
Conclusion
Les républicains de la Chambre des représentants ont rapidement promis d’agir pour mettre en œuvre le cadre proposé. L’avenir de la réglementation de l’IA aux États-Unis pourrait dépendre de l’adoption de cette préemption par le Congrès.