Les travailleurs peuvent-ils rivaliser avec les machines et rester pertinents à l’ère de l’IA ?
Que vous soyez pessimiste ou optimiste sur le sujet, il est impossible d’ignorer l’IA, qui pénètre chaque aspect de notre vie personnelle et professionnelle. L’ONU plaide depuis des années pour une approche « centrée sur l’humain » concernant ce sujet.
1. L’éducation est essentielle
L’ONU souligne régulièrement que l’éducation est au cœur de la nécessité pour les individus de rester pertinents dans un avenir propulsé par l’IA. Il ne s’agit pas seulement d’intégrer des outils d’IA dans le système éducatif, mais de s’assurer que les étudiants et les éducateurs soient « alphabétisés en IA ». Selon des experts, le système éducatif mondial aura besoin de 44 millions d’enseignants d’ici 2030. L’argument selon lequel il faut investir davantage dans les technologies de l’IA plutôt que dans les enseignants est considéré comme une erreur.
2. Accepter le changement
De nombreuses personnes dans le monde craignent de perdre leur emploi à l’ère de l’IA. Bien que certains employeurs envisagent de réduire leur personnel en raison de l’IA, de nouveaux rôles qui associent les forces humaines aux capacités des machines devraient émerger. L’Organisation internationale du travail prévoit que bien qu’un emploi sur quatre pourrait être transformé par l’IA, cela ne signifie pas nécessairement des pertes nettes d’emplois. Toutefois, la manière dont le travail est effectué changera considérablement, ce qui obligera les travailleurs à être très adaptables et à apprendre de nouvelles compétences tout au long de leur carrière.
3. Rendre l’IA accessible à tous
Un petit nombre de géants de la technologie dominent la recherche en IA et la création de nouveaux outils. L’ONU s’inquiète que si l’accès à la technologie n’est pas élargi, les inégalités entre les pays et au sein des sociétés vont croître. Les stratégies développées par l’ONU soulignent que les politiques éducatives, économiques et de gouvernance doivent garantir que les bénéfices de l’IA soient largement partagés.
4. Mettre les droits de l’homme au premier plan
L’ONU insiste sur le fait que le développement de l’IA doit respecter les droits de l’homme, la dignité et l’inclusivité. En 2021, après de vastes consultations avec des experts mondiaux, une recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle a été publiée. Ce document soutient que les droits de l’homme ne doivent pas être optionnels, mais doivent constituer la norme de base des systèmes IA durables.
5. Une coopération mondiale nécessaire
C’est une question que ni un gouvernement individuel, ni le secteur privé, ni la société civile ne peuvent gérer seuls. L’ONU appelle à une coopération internationale accrue pour gérer les risques et les opportunités de l’IA. Cela pourrait prendre la forme de dialogues sur la gouvernance et l’éthique, de plateformes soutenues par l’ONU pour la coordination, et de partenariats entre secteurs publics et privés pour financer l’éducation et le développement des compétences.