Le manque de ressources, le principal obstacle à la régulation de l’IA
Une coopération plus étroite entre les régulateurs et un financement accru sont nécessaires pour que le Royaume-Uni puisse faire face efficacement aux atteintes aux droits humains associées à la prolifération des systèmes d’intelligence artificielle (IA).
Contexte de la réunion
Le 4 février 2026, un comité a examiné si les régulateurs britanniques disposent des ressources, de l’expertise et des pouvoirs nécessaires pour protéger les droits humains contre les nouveaux dangers causés par l’IA. Bien qu’il y ait au moins 13 régulateurs au Royaume-Uni ayant des mandats relatifs à l’IA, il n’existe pas de régulateur unique dédié à cette technologie.
Le gouvernement a déclaré que l’IA devrait être régulée par le cadre existant, mais des témoins ont averti que l’approche déconnectée actuelle risque de ne pas suivre le rythme rapide des évolutions de l’IA sans une coordination et des ressources renforcées.
Ressources et capacités
Le manque de ressources a été souligné comme le plus grand obstacle à la régulation de l’IA. Les budgets des commissions concernées n’ont pas été ajustés depuis plusieurs années, ce qui a conduit à une réduction de leurs capacités d’action. Bien que le cadre juridique pour traiter la discrimination liée à l’IA soit en place, le manque de ressources limite les actions proactives.
Propositions pour une régulation efficace
Il a été suggéré que le gouvernement garantisse un financement suffisant pour les régulateurs existants afin de leur permettre de travailler ensemble et de réagir rapidement aux lacunes identifiées. Les régulateurs ont également exprimé la nécessité d’un organisme de coordination pour renforcer les mécanismes de collaboration entre les différents régulateurs, plutôt qu’un super-régulateur unique.
Défis liés à la désinformation
Les régulateurs ont souligné la nécessité d’une coopération internationale pour faire face à la désinformation produite par l’IA. Actuellement, la législation britannique ne permet pas de réguler la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux, contrairement à d’autres législations comme celle de l’Union Européenne.
Conclusion
Les défis posés par l’IA et la nécessité d’une régulation efficace sont de plus en plus urgents. Il est essentiel d’assurer des financements adéquats et une coopération entre les différents régulateurs pour protéger les droits humains face aux innovations technologiques rapides.