La Géorgie doit réglementer l’IA dans l’intérêt public pour prospérer à cette époque
En tant qu’anthropologue culturel, j’ai passé l’année dernière à examiner ce que signifie pour les travailleurs d’Atlanta d’être perçus comme « littérates en IA ». J’ai constaté de première main comment l’incertitude autour de l’objectif de « littératie en IA » a freiné les progrès dans le développement de systèmes et de politiques qui protègent les travailleurs et les communautés.
Chaque événement axé sur l’intelligence artificielle (IA) auquel j’ai assisté a fait écho à la promesse que la Géorgie peut mener la nation dans l’adoption de l’IA. Sur le papier, l’État est bien positionné pour le faire. Cependant, derrière cet optimisme, j’ai entendu des responsables publics exprimer des inquiétudes concernant les risques d’adopter l’IA sans un cadre clair de supervision ou de responsabilité.
Les défis de la mise en œuvre de la littératie en IA
Le premier défi est l’infrastructure publique inégale. Dans toute la ville, l’accès aux outils nécessaires pour participer à une économie axée sur l’IA est inégal. La croissance du secteur technologique d’Atlanta dépasse l’investissement public dans les services de base. Cette situation rappelle les débuts de l’internet où un accès généralisé a permis à davantage de personnes d’explorer et de découvrir sa valeur. Sans investissements concrets du secteur public et des politiques garantissant l’accès, l’équité et l’opportunité dans l’écosystème technologique, l’IA risque de renforcer les disparités existantes entre les communautés.
Le deuxième défi est la capacité gouvernementale limitée. Bien que le secteur public ait la responsabilité de réglementer l’IA, les agences, déjà sous-financées et surchargées, manquent de personnel, de financement et d’expertise technique pour le faire efficacement. Les agences gouvernementales sont largement réactives, incapables de définir des normes ou d’appliquer des responsabilités dans l’adoption de l’IA, alors que les entreprises privées progressent rapidement avec peu de supervision.
Enfin, il existe des lacunes réglementaires et une incertitude quant à l’application. La législation actuelle relative à l’IA en Géorgie est étroite et se concentre principalement sur l’utilisation de l’IA au sein des agences gouvernementales, sans aborder comment les employeurs privés déploient l’IA dans les décisions d’embauche et d’évaluation.
Les mécanismes d’application nécessaires
Il est crucial d’établir des pénalités claires et des mécanismes d’application concernant l’IA. La réglementation doit inclure des mesures pour protéger contre la discrimination algorithmique dans les décisions liées à l’emploi, au logement et au crédit. Sans pénalités claires et mécanismes d’application, toute réglementation de l’IA risque d’être plus aspirante qu’actionnable.
Les responsables publics sont désormais confrontés à un choix déterminant : investir dans l’infrastructure publique, les cadres réglementaires et les mécanismes d’application qui protègent les travailleurs, ou laisser les inégalités liées à l’IA se renforcer. Les citoyens méritent des réglementations sur l’IA qui les protègent contre les dommages et le déplacement, plutôt que de sacrifier leur bien-être pour accélérer l’adoption.