Un sujet brûlant : Comment l’État de New York devrait-il réglementer l’IA sans étouffer l’innovation ?
Dans la liste des mots à la mode de cette session législative, l’intelligence artificielle suit de près la question de l’accessibilité. Suite à l’adoption de la loi RAISE, qui établit des règles pour les modèles d’intelligence artificielle avancés, l’État poursuit l’examen de nouvelles lois et réglementations.
Les législateurs affirment qu’ils cherchent à équilibrer la nécessité de réglementation avec l’encouragement de l’investissement et de l’innovation dans les technologies émergentes.
Propositions du gouverneur
Le gouverneur a proposé des législations visant à protéger les enfants et à renforcer l’investissement dans un consortium de recherche à l’échelle de l’État. En 2025, l’État a adopté plusieurs réglementations liées à l’intelligence artificielle, notamment des lois interdisant les images d’abus sexuels sur des enfants générées par IA et les images explicites générées par IA sans le consentement des personnes concernées.
Le mois dernier, le gouverneur a accepté de signer une version amendée de la loi RAISE. Lors de l’annonce de cet accord, il a déclaré que la législation établirait une « norme forte et sensée » pour les modèles d’IA à la pointe de la technologie et tiendrait les développeurs responsables.
Mesures proposées
Lors de son discours sur l’état de l’État, le gouverneur a exprimé son soutien à de nouvelles législations interdisant aux campagnes politiques de diffuser des images générées par IA de personnes, y compris des candidats opposés, sans leur consentement pendant les 90 jours précédant une élection. Il a également proposé d’exiger des étiquettes claires sur tout contenu généré par IA, permettant aux citoyens de comprendre l’origine et la véracité du contenu.
De plus, plusieurs projets de loi ont été introduits pour encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle. L’un d’eux obligerait les moteurs de recherche à divulguer lorsque leurs résultats sont générés par IA, et un autre interdirait presque complètement l’utilisation de l’IA dans les salles de classe avant la neuvième année.
Le projet de loi NY A.I.
Le projet de loi le plus large, le NY A.I. Act, fournirait des directives pour le développement, le test et la validation de l’intelligence artificielle. Il placerait la responsabilité de prouver que les produits d’IA ne causeraient pas de préjudice aux citoyens sur les développeurs.
Cette loi exigerait des entreprises, comme les banques utilisant l’IA dans leurs décisions, d’informer les clients avant une décision « conséquente ». Les clients pourraient choisir de ne pas participer au processus de décision automatisé et demander qu’une décision soit prise par un humain.
Les développeurs de systèmes d’IA à haut risque, ayant un impact significatif sur le bien-être d’une personne, devraient également réaliser des audits tiers pour déterminer si des mesures raisonnables ont été prises afin d’éviter un risque prévisible de discrimination.
Les défis à relever
La tension entre protection et innovation sera probablement le plus grand défi pour la législature. Certains législateurs ont souligné l’importance d’écouter les développeurs d’IA lors de la création de nouvelles lois, afin de comprendre les implications pratiques de ces réglementations.
Un autre législateur a mis en garde contre une influence excessive de l’industrie sur la législation de l’État, affirmant que l’État doit encore accomplir beaucoup, notamment concernant les systèmes d’intelligence artificielle de pointe.
Conséquences potentielles sur l’emploi
Il est crucial d’aborder les effets potentiels de l’IA sur l’emploi. L’amélioration des technologies d’IA pourrait entraîner des transformations majeures, notamment le remplacement d’emplois. Cependant, certains estiment que cela pourrait aussi créer de nouvelles opportunités pour ceux formés à utiliser ces outils.
Conclusion
La discussion sur la réglementation de l’intelligence artificielle et son impact sur l’innovation et l’emploi est plus pertinente que jamais. La législation doit trouver un équilibre permettant à l’industrie d’évoluer tout en protégeant les citoyens des risques potentiels liés à l’utilisation de ces technologies.