Obernolte : Une réglementation bipartite de l’IA, secteur par secteur, est la voie à suivre
Un représentant soutient un plan fédéral de réglementation de l’intelligence artificielle (IA) basé sur une supervision par secteur, en codifiant le Centre pour les normes et l’innovation en matière d’IA, tout en préservant la capacité des États à légiférer sans empiéter sur l’autorité fédérale du commerce interétatique.
Approche sectorielle de la réglementation
Le représentant cherche à obtenir un soutien bipartite pour faire avancer ce cadre en tant que législation autonome. Il travaille sur un projet de loi de réglementation de l’IA en coordination avec l’administration précédente, visant à rassembler Démocrates et Républicains autour d’une approche réglementaire sectorielle.
Il souligne que l’Agence fédérale des médicaments a déjà délivré des milliers de permis pour l’utilisation de l’IA dans les dispositifs médicaux, qui représentent des cas d’utilisation à haut risque. Il note qu’un même modèle d’IA peut présenter des risques très différents selon son application.
Continuité des efforts réglementaires
Le représentant explique que l’idée n’est pas unique à une administration spécifique, car un institut créé par l’administration précédente a commencé à établir un inventaire d’outils techniques et de normes pour l’IA, et que ce travail doit se poursuivre sous le nom de CAISI.
Il propose que CAISI soit l’agence chargée de créer une boîte à outils réglementaire à remettre aux régulateurs de logiciels pour qu’ils puissent agir dans leurs domaines respectifs.
Cadre fédéral et rôle des États
Il est essentiel d’accompagner cela d’un cadre préventif qui précise aux États ce qui relève du commerce interétatique, réservant ainsi certaines régulations au niveau fédéral. Cette approche vise à éviter un ensemble disparate de lois étatiques qui pourraient freiner l’innovation.
Dans le passé, des tentatives ont été faites pour instaurer un moratoire de 10 ans sur les lois étatiques relatives à l’IA, mais cette proposition a été controversée et finalement abandonnée au Sénat. Le représentant précise que l’intention n’était pas d’exclure les États de la réglementation de l’IA, mais plutôt de clarifier le rôle du gouvernement fédéral.
Conclusion et perspectives
En codifiant le CAISI et en mettant en œuvre un cadre de réglementation sectorielle, le représentant vise à établir une législation fédérale sur l’IA qui bénéficie d’un soutien bipartite. Il insiste sur le fait que pour adopter des mesures substantielles, un consensus est nécessaire au Sénat, où 60 voix sont requises.
Il conclut en soulignant que le public n’a pas confiance dans la capacité du gouvernement à prévenir les mauvaises conséquences de l’IA et que, malgré les désaccords partisans, des initiatives communes existent dans les comités axés sur la science et la technologie.