Des témoins au Congrès divisés sur la réglementation de l’IA, les lois des États rencontrent des obstacles
Alors que votre organisation navigue dans la réglementation de l’IA à travers un patchwork de lois étatiques, vous n’êtes pas seul à ressentir la pression. Le Congrès a entendu des témoignages indiquant que ces lois pourraient être contournées.
Les lois sur l’IA à l’échelle des États peinent à se concrétiser
Un spécialiste a déclaré que des législations étatiques précipitées créent un environnement réglementaire de plus en plus ingérable pour les employeurs. Il a cité l’exemple de la loi sur l’IA du Colorado, qualifiée de mise en garde, la qualifiant d’inefficace et soulignant les défis liés à sa mise en œuvre.
De plus, la loi sur l’IA de New York, entrée en vigueur en juillet 2023, a également été critiquée pour son inefficacité, avec des plaintes minimales déposées durant la période d’audit.
Les lois existantes pourraient suffire à traiter les préjudices liés à l’IA
Un expert a soutenu que les États-Unis disposent déjà d’un cadre juridique bien établi, capable de traiter la plupart des fautes liées à l’IA grâce à des lois existantes. Il a affirmé qu’en plusieurs années d’expérience, il n’avait jamais constaté d’employeurs utilisant l’IA pour interférer avec les activités syndicales.
Considérations syndicales
Une représentante a contesté cette perspective, en citant des cas où des entreprises ont utilisé des outils d’IA pour surveiller l’activité syndicale, mettant en lumière des préoccupations concernant la transparence et l’utilisation de l’IA dans les décisions d’embauche.
Les agences fédérales manquent de données sur l’impact de l’IA
Un économiste du travail a averti que les agences statistiques fédérales manquent de données sur l’impact réel de l’IA sur les travailleurs américains. Actuellement, les statistiques sur l’emploi se concentrent sur le nombre d’emplois, sans mesurer comment le travail est effectué.
La gestion algorithmique est déjà omniprésente
Un autre intervenant a présenté une image différente de l’adoption de l’IA, indiquant que 90 % des employeurs américains utilisent des outils de gestion algorithmique, ce qui soulève des préoccupations quant à la surveillance invasive des travailleurs.
Les agences de protection des travailleurs manquent de ressources d’application
Plusieurs témoins ont reconnu que les lois sur l’emploi ne fonctionnent que si elles sont appliquées efficacement, soulignant le besoin urgent de ressources supplémentaires pour les agences de protection des travailleurs.
Autogouvernance des employeurs ou restrictions globales ?
Un expert a convenu que la transparence et l’implication des travailleurs sont essentielles, mais a plaidé en faveur de l’autogouvernance robuste à travers des contrôles internes plutôt que des restrictions globales.
Conclusion
Le comité n’a pas annoncé les prochaines étapes concernant une éventuelle législation sur l’IA au travail, mais a souligné l’importance d’une collaboration bipartisane pour anticiper les bénéfices et défis de l’IA pour les travailleurs.