Oklahoma : Législation sur l’Intelligence Artificielle
Les législateurs de l’Oklahoma ont déposé plusieurs projets de loi en prévision de la session législative de 2026, visant à réglementer l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans la publicité politique, les politiques publiques et à limiter l’utilisation de l’IA pour les enfants.
Régulation de la Publicité Politique
Le projet de loi sénatorial 746 obligerait les candidats, partis politiques et comités à divulguer toute publicité politique utilisant de l’IA générative pour représenter des personnes réelles dans des situations fabriquées. Cette divulgation doit être claire et visible dans les images et vidéos, ou audible dans les contenus audio. Les candidats disposeraient de nouveaux outils juridiques pour lutter contre les abus, y compris la possibilité de poursuivre pour arrêter la distribution ou demander des dommages-intérêts en cas de représentation erronée.
Alors que certains États exigent déjà des avis clairs pour les publicités politiques contenant du contenu généré par IA, d’autres, comme le Texas et le Minnesota, interdisent la distribution de médias politiques générés par IA dans une certaine période précédant les élections, sauf si des conditions spécifiques sont remplies.
Protection des Enfants
Le sénateur Hamilton a proposé le projet de loi sénatorial 1521, qui restreindrait les chatbots d’IA susceptibles de nuire aux enfants. Cela inclurait la vérification de l’âge, l’interdiction pour les mineurs d’interagir avec certains compagnons IA, et l’obligation de divulguer que ces bots ne sont pas des humains ou des professionnels licenciés.
Les entreprises seraient tenues d’intégrer des vérifications d’âge dans le processus d’inscription, gelant les comptes existants jusqu’à ce que des données d’âge vérifiables soient fournies.
Personnalité Juridique de l’IA
Un trio de projets de loi de la Chambre vise de nouvelles restrictions sur l’IA. Le projet de loi 3546 préciserait que les systèmes et algorithmes d’IA ne peuvent pas se voir accorder la personnalité juridique selon la loi de l’État.
Le projet de loi 3545 imposerait des garde-fous sur l’utilisation de l’IA par les agences d’État, restreignant les applications jugées à haut risque, y compris celles qui manipulent des personnes ou effectuent une surveillance biométrique en temps réel dans des espaces publics.
Enfin, le projet de loi 3544 interdirait le déploiement de compagnons sociaux d’IA et de chatbots ressemblant à des humains pour les mineurs, à moins qu’il ne s’agisse d’utilisations thérapeutiques sous supervision professionnelle.
Implications et Risques
Ces projets de loi soulèvent des préoccupations quant à l’équilibre entre l’innovation technologique et la protection des individus, en particulier des populations vulnérables comme les enfants. Les législateurs cherchent à prévenir les abus potentiels tout en reconnaissant le potentiel de l’IA pour améliorer l’efficacité gouvernementale et offrir des opportunités économiques.
Conclusion
Avec l’évolution rapide de la technologie, ces initiatives législatives visent à instaurer un cadre de régulation pour l’IA, garantissant transparence et sécurité tout en favorisant l’innovation. La question de savoir si ces mesures seront suffisantes pour protéger les citoyens tout en encourageant le développement technologique reste à discuter.