La législation s’attaque à la réglementation de l’IA alors que les législateurs avertissent que les sessions à temps partiel ne peuvent suivre le rythme
Les législateurs d’Arizona peinent à maintenir les réglementations à jour face à l’évolution rapide de l’intelligence artificielle générative. Certains estiment qu’il n’est pas possible pour une législature à temps partiel de s’adapter à cette vitesse. En même temps, ils travaillent à l’adoption de lois visant à éduquer les citoyens sur son utilisation.
Propositions de loi sur les chatbots IA
Récemment, le comité de l’Intelligence Artificielle et de l’Innovation de la Chambre des représentants de l’Arizona a adopté plusieurs projets de loi. L’un d’eux, le projet de loi de la Chambre 2311, imposerait aux opérateurs de chatbots IA de révéler aux utilisateurs mineurs qu’ils interagissent avec une IA et de prendre des mesures raisonnables pour empêcher la fourniture de contenu sexuel ou des simulations de dépendance émotionnelle.
Cette proposition fait suite à une enquête révélant qu’environ 20 % des lycéens ont déclaré avoir eu une relation romantique avec un chatbot IA. De plus, 42 % ont utilisé l’IA pour la compagnie ou connaissent quelqu’un qui l’a fait. Les opérateurs seraient soumis à une pénalité de 1 000 $ pour chaque violation, avec un plafond de 500 000 $.
Protection des communications avec l’IA
Un autre projet de loi, le 2410, établirait que les communications avec l’IA soient considérées comme privilégiées si des conversations similaires avec un professionnel humain le sont déjà. Cela vise à protéger les échanges entre avocats et clients, professionnels de la santé et patients, ainsi que membres du clergé et leurs fidèles.
Éducation sur l’IA
Le projet de loi 2409 créerait un programme éducatif volontaire sur l’IA géré par le département de l’éducation de l’Arizona. Ce programme offrirait des cours sur la littératie numérique, l’identification du contenu généré par l’IA et la protection de la vie privée en ligne.
Un autre projet de loi, le 4005, obligerait les écoles à enseigner aux élèves les usages éthiques de l’IA à partir de l’année scolaire 2027-2028. Cela pourrait être intégré dans les programmes existants ou donner lieu à un cours séparé.
Conclusion
Les propositions de loi en cours visent à encadrer l’utilisation de l’IA tout en éduquant le public sur ses implications. Les législateurs reconnaissent la nécessité d’une adaptation rapide face à cette technologie en constante évolution, mais se heurtent à des défis liés à leur calendrier et à la portée des mesures proposées.