Résolution du NCOIL encourageant la régulation de l’IA au niveau des États dans l’assurance
Le Conseil National des Législateurs de l’Assurance (NCOIL) envisage une résolution qui décourage la régulation fédérale de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de l’assurance et laisse cette responsabilité à chaque État.
Contexte de la résolution
Une résolution préliminaire a été discutée par le Comité des Relations États-Fédérales et des Questions Internationales de l’Assurance. La résolution affirme que le système de régulation des assurances basé sur les États, sous l’Acte McCarran-Ferguson, « s’est toujours adapté aux avancées technologiques de manière efficace et protectrice pour les consommateurs et le marché de l’assurance. »
Utilisation croissante de l’IA
L’IA est de plus en plus déployée par les assureurs dans des domaines tels que les ventes, le marketing, la souscription, la tarification, la gestion des réclamations, la détection de fraude, l’engagement client et le service client. L’utilisation de l’IA dans l’assurance présente des opportunités d’efficacité et d’innovation, mais également des risques liés à l’opacité, à la gouvernance des données et à la protection des consommateurs.
Tendances préoccupantes
La résolution souligne une « tendance préoccupante » au niveau fédéral visant à restreindre la capacité des législateurs d’États à développer des politiques concernant l’IA et l’assurance. Elle mentionne un moratoire de dix ans sur l’autorité législative et réglementaire des États sur l’IA proposé par le Congrès, ainsi qu’un ordre exécutif récemment signé qui semble préempter la législation et la régulation étatiques de l’IA.
Capacités des législateurs d’États
Le NCOIL estime qu’il est vital que les législateurs d’États puissent développer des politiques et des lois protégeant leurs concitoyens, qui demandent souvent des garanties pour faire face aux incertitudes entourant l’IA.
Propositions de la résolution
Si elle est adoptée, la résolution encouragera les États à :
Prendre des mesures appropriées, y compris l’adoption de législation, pour protéger les consommateurs sans freiner l’innovation.
Légiférer et réguler l’utilisation de l’IA par les assureurs de manière basée sur des principes pour promouvoir l’innovation, la transparence, la responsabilité, l’intégrité des données, la discrimination équitable et la protection des consommateurs.
Coordonner et harmoniser les efforts législatifs, réglementaires et éducatifs autour de l’IA et de l’assurance.
Conclusion
Le comité n’a pas encore voté sur la résolution, mais un vote est prévu en avril. La discussion autour de l’IA et de son utilisation dans l’assurance doit continuer, étant donné la rapidité de l’évolution de ce secteur.