Réglementation de la création et de l’utilisation de l’IA au Nouveau-Mexique
Le procureur général du Nouveau-Mexique s’associe à un législateur pour proposer une législation visant à contrôler les deepfakes et d’autres contenus générés par l’IA pouvant mener au harcèlement et à l’exploitation. Cette initiative fait suite à l’arrestation d’un individu accusé d’avoir fabriqué de la pornographie juvénile en utilisant l’IA pour manipuler des photos innocentes en images à caractère sexuel.
Contexte et nécessité de la législation
Le procureur général a souligné que ce cas marque le premier du genre dans l’État et devrait servir d’alerte sur la nécessité de responsabilité et de gouvernance concernant l’utilisation de l’IA pour créer de tels contenus. Il a affirmé l’importance pour le Nouveau-Mexique de jouer un rôle de leader dans l’élaboration d’un cadre qui établit des lignes directrices claires pour le développement éthique de cette technologie.
Objectifs de la législation proposée
La législation, bien qu’encore non déposée, a pour but de traiter la « croissance rapide des deepfakes malveillants » en exigeant des étiquettes claires, en spécifiant des recours pour les victimes de harcèlement et en créant des mécanismes de responsabilité à l’échelle de l’État pour les grands fournisseurs d’IA. Des pénalités civiles allant jusqu’à 15 000 dollars seraient imposées aux entreprises technologiques qui ne respectent pas les exigences techniques de la loi.
Conséquences pour les contrevenants
Les individus lésés par des images deepfake auraient le droit de poursuivre quiconque crée ou diffuse ces contenus de manière imprudente, pour des dommages réels, ou jusqu’à 1 000 dollars par vue, selon ce qui est le plus élevé. En outre, l’utilisation d’images, d’audio et de vidéo « synthétiques » dans la commission d’un crime pourrait entraîner une aggravation de la peine.
Conclusion
Cette législation vise à établir une base légale pour lutter contre les abus liés à l’IA tout en soulignant la nécessité d’une utilisation responsable de la technologie. Le procureur général a exprimé la volonté de faire face à toute contestation juridique pouvant découler de cette initiative, notant que de nombreux citoyens sont mal à l’aise avec une approche laxiste concernant l’IA.