Nouvelle législation proposée en Floride concernant l’utilisation de l’IA dans le traitement des réclamations
L’IA ne remplace pas encore les décideurs des compagnies d’assurance, car une nouvelle législation déposée en Floride vise à exiger des examens humains obligatoires des refus de réclamations.
Le projet de loi HB 527 (et le projet de loi compagnon SB 202) s’appliquerait aux informations fournies aux assureurs par des algorithmes, des systèmes d’intelligence artificielle ou des systèmes d’apprentissage automatique, qui ne peuvent servir de seule base pour ajuster ou refuser une réclamation, en tout ou en partie.
Exigences concernant l’utilisation des systèmes d’IA
Les projets de loi stipulent également que lorsqu’un assureur prévoit d’utiliser des algorithmes, des systèmes d’intelligence artificielle ou des systèmes d’apprentissage automatique dans ses processus de traitement des réclamations, il doit détailler dans son manuel de traitement des réclamations la manière dont ces systèmes seront utilisés et comment ils respectent la loi.
La personne qui examine les refus de réclamation doit être un « professionnel humain qualifié » — « un individu qui, selon le Code des assurances de Floride, a le pouvoir d’ajuster ou de refuser une réclamation ou une partie d’une réclamation et peut exercer ce pouvoir sur une réclamation particulière ».
Procédures d’examen des réclamations
Selon le HB 527 et le projet de loi compagnon SB 202, avant d’ajuster ou de refuser une réclamation ou une partie d’une réclamation, le professionnel serait tenu de :
- Analyser les faits de la réclamation et les termes de la police d’assurance indépendamment de tout système d’intelligence artificielle, système d’apprentissage automatique ou algorithme ;
- Vérifier l’exactitude de toute sortie générée par un tel système ou algorithme ;
- Déterminer que la réclamation ou une partie de la réclamation n’est pas payable selon les termes de la police d’assurance et doit être refusée ou que le paiement de la réclamation doit être réduit.
Contexte et implications
Les sponsors de la législation proposée affirment que le projet de loi « aborde un défi croissant dans nos marchés d’assurance » avec un « garde-fou clair et raisonnable » contre les décisions basées sur des algorithmes.
En 2023, l’Association nationale des commissaires aux assurances (NAIC) a approuvé un bulletin modèle sur l’utilisation de l’IA par les compagnies d’assurance. Ce bulletin souligne la nécessité de processus et de contrôles pour prévenir les inexactitudes potentielles de l’IA, les biais discriminatoires et les vulnérabilités des données.
Il est probable que cette législation proposée soit contestée au niveau fédéral, car le Président a récemment signé un décret bloquant les États de faire appliquer leurs propres lois régissant l’intelligence artificielle.