Publication de la feuille de route sur l’IA par la Maison Blanche
La Maison Blanche a publié vendredi une longue liste de souhaits politiques pour la réglementation fédérale de l’intelligence artificielle, qu’elle espère voir codifiée par le Congrès.
Cadre proposé
Le cadre léger combine les efforts de l’administration précédente pour créer un livre de règles national sur des questions telles que le biais politique dans les modèles et la réduction des obstacles à l’innovation, tout en offrant des protections pour les enfants et les adolescents en ligne.
Il appelle également le Congrès à annuler les lois étatiques sur l’IA que l’administration considère comme « imposant des charges excessives », au profit de la loi fédérale « minimement contraignante » qu’elle recommande.
Préemption des lois étatiques
Le cadre demande explicitement au Congrès de préempter toute loi étatique réglementant le développement des modèles ou pénalisant les entreprises pour l’utilisation de leur IA par d’autres. Il instruit les législateurs américains de ne pas créer de nouvelles agences fédérales pour réguler l’IA.
Toutefois, il définit certaines zones où les lois fédérales ne prévaudraient pas sur celles des États, en demandant au Congrès de permettre aux États de conserver des lois protégeant les enfants, y compris celles interdisant le matériel d’abus sexuel enfantin généré par l’IA.
Formation et éducation
Le cadre demande aussi au Congrès d’adopter une législation encourageant la formation et l’éducation aux compétences en IA, ainsi que la collecte de données sur la disruption des emplois due à l’IA.
Considérations politiques
Il est peu probable que le cadre reçoive un soutien bipartite au Congrès. Les responsables de l’administration cherchent à rassembler le soutien des législateurs républicains pour une approche légère de la réglementation de l’IA. Cependant, même parmi les républicains, des préoccupations subsistent quant à la préemption des États sur cette question.
Conclusion
La Maison Blanche a signé un ordre exécutif interdisant aux États d’adopter des lois imposant de nouvelles limites aux entreprises d’IA. Des efforts pour solidifier la préemption fédérale au Congrès ont échoué à deux reprises, et l’administration est attendue pour publier une évaluation des lois étatiques sur l’IA déjà en place jugées « oppressives ».