IP Hot Topic : Privilège préservé : OpenAI échappe à la divulgation forcée des communications d’avocats dans un important conflit de copyright
Dans un jugement ayant des implications majeures pour les entreprises d’IA naviguant dans des litiges liés aux droits d’auteur, un juge fédéral a tracé une ligne claire entre le déni de mauvaise conduite et l’invitation à la découverte de conseils juridiques privilégiés. Cette décision offre une feuille de route pour les défendeurs cherchant à protéger les communications avocat-client tout en contestant les allégations de contrefaçon intentionnelle.
Contexte
En avril 2025, un panel judiciaire américain a centralisé douze actions en contrefaçon de droits d’auteur contre une entreprise dans un seul litige dans le district sud de New York. Les affaires proviennent d’allégations selon lesquelles des œuvres protégées, y compris des livres et des articles, ont été utilisées sans consentement pour former des modèles de langage.
Avant le début de ce litige, l’entreprise avait supprimé ses ensembles de données d’entraînement « Books1 » et « Books2 », créés à partir de livres piratés. Lorsqu’il a été demandé des éclaircissements sur les raisons de cette suppression, l’entreprise a affirmé le privilège avocat-client.
Décision du juge en novembre 2025
Un magistrat a statué que l’entreprise avait renoncé à son privilège avocat-client concernant les communications liées à la suppression de ses ensembles de données. Ce renoncement a été fondé sur plusieurs motifs, notamment la divulgation d’une raison privilégiée et un changement constant de ses affirmations de privilège.
Ordonnance du juge en février 2026
En février 2026, un juge a annulé l’ordonnance du magistrat, estimant que chaque motif de renonciation était erroné ou contraire à la loi. Il a déterminé que les déclarations concernant la suppression des ensembles de données ne révélaient pas de conseils juridiques et que l’entreprise avait maintenu de manière cohérente que les communications au sujet de la suppression étaient privilégiées.
Principaux enseignements
- La divulgation de faits ne renonce pas au privilège sur les conseils juridiques connexes. Une partie peut décrire ce qu’elle a fait sans perdre le privilège sur les communications qui ont informé pourquoi elle l’a fait.
- Le déni de volonté n’est pas identique à l’affirmation de bonne foi. Les défendeurs en IA peuvent contester la contrefaçon intentionnelle sans déclencher une renonciation, à condition de ne pas introduire de preuves de leur croyance subjective en la légalité de leurs actions.
- La précision dans les affirmations de privilège est essentielle. Les praticiens doivent clairement et de manière cohérente énoncer leurs positions sur le privilège dès le départ.
- La stratégie de volonté comporte des enjeux élevés dans les affaires de droits d’auteur. Les dommages-intérêts statutaires varient considérablement en fonction de la volonté présumée de la contrefaçon.
En conclusion, cette affaire souligne l’importance de la compréhension et de la gestion des privilèges dans le contexte des litiges liés aux droits d’auteur, en particulier pour les entreprises d’IA face à des accusations de contrefaçon.