Janvier 2026 : Une nouvelle phase de règles sur l’IA aux États-Unis, en Europe et en Chine
Alors que 2026 commence, les gouvernements des États-Unis, de l’Union européenne et de la Chine mettent en place ou affinent des politiques qui redéfiniront le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), créant un climat réglementaire mondial beaucoup plus exigeant. Les entreprises qui s’appuient sur l’IA pour des décisions dans des domaines tels que le crédit, le logement, la santé et l’emploi entrent dans une période de risque légal et opérationnel accru.
État des lieux aux États-Unis
Aux États-Unis, la pression vient principalement des États plutôt que de Washington. Les législateurs se concentrent sur ce qu’ils appellent les utilisations « à haut risque » ou « conséquentes » de l’IA, c’est-à-dire des systèmes qui peuvent avoir un impact significatif sur la vie des personnes. La Californie est à l’avant-garde de cet effort avec de nouvelles règles liées à la loi sur la vie privée des consommateurs.
Le Colorado prévoit également une législation similaire, le Colorado AI Act, qui devrait entrer en vigueur le 30 juin 2026. Ce projet de loi obligerait les développeurs d’IA à prendre des mesures raisonnables pour prévenir la discrimination algorithmique et à mener des évaluations d’impact. Cependant, ce statut sera débattu lors de la session législative actuelle, ce qui pourrait entraîner des modifications avant sa mise en œuvre.
Les procureurs généraux des États deviennent également plus actifs dans la surveillance des pratiques liées à l’IA. La pression sur les pratiques liées à l’IA a considérablement augmenté en 2025 et devrait rester intense cette année.
Les enjeux de la cybersécurité
La cybersécurité émerge comme un autre front majeur. Les outils alimentés par l’IA sont désormais utilisés à la fois par les entreprises et par les criminels, augmentant ainsi les enjeux en matière de protection des données. La sécurité et la résilience opérationnelle, y compris les menaces liées à l’IA pour l’intégrité des données, seront des priorités pour l’année fiscale 2026.
Développements en Europe
De l’autre côté de l’Atlantique, l’Union européenne s’efforce de mettre en pratique sa loi sur l’IA. La Commission européenne a manqué une date limite pour publier des orientations sur les systèmes d’IA considérés comme « à haut risque ». Cette incertitude alimente le débat sur un éventuel retard de certaines parties de la loi sur l’IA.
Les exigences de conformité concernant les systèmes à haut risque doivent formellement commencer en août, même si le débat sur le calendrier se poursuit.
Situation en Chine
En Chine, l’accent est mis sur l’équilibre entre rapidité et contrôle. Le président a récemment décrit l’IA comme une force transformative comparable à la vapeur, à l’électricité et à Internet. Le gouvernement cherche à tirer parti de l’IA pour favoriser la croissance économique tout en maintenant la stabilité sociale.
Les entreprises chinoises d’IA sont poussées à innover rapidement tout en respectant un cadre réglementaire en expansion. Cela souligne l’importance croissante des enjeux réglementaires dans le secteur de l’IA.
Conclusion
Les développements de janvier 2026 montrent comment le cadre réglementaire mondial sur l’IA devient de plus en plus fragmenté et exigeant. Aux États-Unis, les lois au niveau des États et les actions d’application fixent le rythme. En Europe, les régulateurs négocient encore la mise en œuvre d’un nouveau cadre. En Chine, le gouvernement s’efforce de maîtriser le pouvoir économique de l’IA sans perdre le contrôle politique.