Accusations contre le gouvernement concernant la loi sur les deepfakes liée à Grok AI
Des militants accusent le gouvernement de traîner les pieds sur l’implémentation d’une loi qui rendrait illégal la création de deepfakes sexualisés non consensuels. Cette polémique survient alors qu’une controverse éclate autour des images créées à l’aide de l’IA Grok, qui permet de retirer numériquement les vêtements. Une femme a déclaré que plus de 100 images sexualisées d’elle avaient été générées.
Actuellement, il est illégal de partager des deepfakes d’adultes au Royaume-Uni, mais la nouvelle législation criminalisant la création ou la demande de telles images n’est toujours pas en vigueur, bien qu’elle ait été adoptée en juin 2025. Il n’est pas clair si toutes les images créées par Grok seraient couvertes par cette loi.
Réactions gouvernementales
Le Premier ministre a qualifié les images sexualisées produites par Grok de « scandaleuses » et « dégoûtantes ». Il a déclaré que de telles pratiques ne doivent pas être tolérées et a exprimé son soutien à l’action d’Ofcom, le régulateur des communications, pour lutter contre ce phénomène.
Andrea Simon, d’une organisation de défense des droits des femmes, a affirmé que le gouvernement avait mis les femmes et les filles en danger en ne mettant pas rapidement la loi en œuvre. Elle a souligné que les deepfakes sexualisés constituent une violation claire des droits des femmes et ont un impact traumatisant sur les victimes.
Progrès législatifs et préoccupations
Le gouvernement a déjà introduit une législation interdisant le partage d’images intimes sur les réseaux sociaux sans consentement. Cependant, experts et militants soulignent que l’application d’une disposition clé ciblant ceux qui demandent à Grok de créer des deepfakes sexualisés est toujours retardée.
Un professeur de droit Internet a noté que la loi actuelle interdit la génération de deepfakes pornographiques dans des contextes tels que la pornographie de vengeance ou impliquant des mineurs. Malgré cela, la législation interdisant la création de deepfakes sexuels non consensuels n’a pas encore été mise en œuvre.
Impact sur les victimes
Des femmes ont témoigné de leur expérience avec Grok, signalant que leurs photos avaient été transformées en deepfakes. Elles ont exprimé un sentiment d’humiliation et d’agression, affirmant que cette situation leur cause une détresse mentale importante.
Les utilisatrices ont souligné que la création de ces images les pousse à s’autocensurer et à modifier leur comportement en ligne, limitant ainsi leur liberté d’expression. Les militants appellent à une action immédiate pour protéger les droits des femmes contre cette forme de violence numérique.
Conclusion
Le retard du gouvernement dans la mise en œuvre de la législation sur les deepfakes soulève des préoccupations croissantes quant à la sécurité des femmes sur les plateformes numériques. Les appels à une action rapide se multiplient, alors que la technologie évolue plus vite que les lois censées la réglementer.