Les projets de loi sur l’IA stagnent dans les États républicains malgré des préoccupations de sécurité persistantes
Les États dirigés par des républicains n’avancent pas dans la législation sur l’intelligence artificielle, alors que la Maison Blanche fait pression pour une norme nationale, même si certains législateurs du GOP avertissent que des garde-fous sont nécessaires pour faire face aux risques posés par cette technologie émergente.
Tensions au sein des législatures
Les législateurs de certains États consacrent des mois à examiner des propositions restrictives concernant l’utilisation des noms, images ou ressemblances des clients par les systèmes d’intelligence artificielle sans leur consentement. Cependant, ces projets de loi peinent à trouver un élan, reflétant une tension plus large entre les législateurs d’État désireux d’établir des limites pour l’IA et une Maison Blanche qui exhorte les États à attendre que des règles fédérales soient établies.
Exemples d’initiatives
Des législateurs d’Utah ont débattu plusieurs projets de loi visant à réglementer la technologie, mais la session législative s’est terminée sans qu’aucun d’eux ne soit adopté. Les législateurs estiment que des réglementations doivent être mises en place, mais se heurtent souvent à des obstacles politiques, tels que des responsables qui préfèrent laisser les régulateurs fédéraux agir.
La Maison Blanche soutient des protections, notamment pour les enfants et contre les deepfakes, mais plaide pour que les règles viennent de Washington. Des lois similaires ont été adoptées dans d’autres États, comme l’Indiana, qui a signé une loi interdisant aux prestataires de santé d’utiliser uniquement des systèmes automatisés pour le traitement des réclamations sans révision humaine.
Divisions entre États
Les États dirigés par des démocrates avancent généralement avec des propositions plus larges réglementant les systèmes d’IA à haut risque, tandis que les législateurs républicains se concentrent souvent sur des mesures ciblées concernant des préoccupations spécifiques telles que les deepfakes ou la sécurité des enfants.
Malgré les obstacles, des législateurs continuent de croire que ces questions ne disparaîtront pas et s’attendent à continuer le débat l’année prochaine avec potentiellement des projets de loi renforcés.
Pressions de Washington
Une directive récente de la Maison Blanche a averti que des réglementations d’État excessives pourraient freiner l’innovation. Les pressions sur les législateurs d’État pourraient augmenter suite à la publication d’une liste des lois d’État jugées « onéreuses », ce qui pourrait intensifier les défis contre certaines réglementations étatiques.
Conclusion
Malgré les tensions et les divergences entre les États, l’urgence d’agir sur les questions liées à l’intelligence artificielle reste forte. Les électeurs souhaitent des garanties face aux risques que cette technologie peut représenter pour la sécurité publique et la protection des enfants. Les législateurs doivent donc naviguer entre les impératifs locaux et les pressions fédérales pour établir un cadre réglementaire équilibré.