Les lois sur l’IA en Floride : une protection plus forte que vous ne le pensez
À l’approche de la session législative de 2026 en Floride, l’intelligence artificielle (IA) devrait être un sujet majeur parmi les décideurs. Sous l’impulsion des appels du gouverneur à une réglementation accrue, la législature a déjà déposé au moins 32 projets de loi allant de l’adoption de la nouvelle technologie à son interdiction. Cependant, avant que les législateurs n’examinent ces propositions, ils devraient passer en revue les protections déjà mises en place en Floride.
Un cadre législatif solide
La Chambre des représentants a pris de l’avance sur le sujet lors de leur première semaine consacrée à l’IA, rassemblant diverses agences, industries et praticiens pour discuter de leur approche face à cette technologie émergente. Alors que les législateurs envisagent de nouvelles propositions sur l’IA, il serait judicieux de suivre les conseils d’un responsable qui a exhorté l’État à « établir le plancher, pas le plafond ».
Au cours des dernières années, la Floride a établi un « plancher » solide de responsabilité pour l’IA, parfois sans même le vouloir. Ceux qui ont témoigné devant les comités de la Chambre ont noté à plusieurs reprises que le cadre juridique existant en Floride aborde déjà de nombreuses préoccupations liées à l’IA. Cela est largement dû au fait que les lois préexistantes ont tendance à être neutres en matière de processus, imposant des sanctions pour les résultats nuisibles, quelle que soit la technologie utilisée.
Principes de responsabilité
Que la technologie soit un chatbot, un générateur d’images ou un outil de diagnostic, les mêmes principes de responsabilité s’appliquent. Par exemple, la Floride dispose de protections contre l’utilisation commerciale non autorisée de l’image d’une personne. En 1967, bien avant que l’IA générative ne soit concevable, les législateurs ont établi des pénalités pour le profit tiré de l’identité d’une personne sans consentement. Bien que certains craignent que les médias générés par l’IA puissent contourner ces restrictions, la loi initiale se concentre sur la transgression plutôt que sur la méthode utilisée.
Les mêmes principes de responsabilité s’appliquent aux pratiques professionnelles réglementées. Les avocats qui citent des cas hallucinés par l’IA sont déjà soumis à des actions disciplinaires en vertu de règles éthiques anciennes. De même, les prestataires de soins de santé confirment que les médecins sont pleinement responsables de tout diagnostic incorrect assisté par l’IA selon les normes de faute professionnelle existantes.
Réponses législatives
Lorsque des lacunes réglementaires sont apparues, la législature a agi pour les combler. Depuis 2022, elle a réaffirmé que la promotion volontaire d’une représentation sexuelle altérée d’une personne sans son consentement est illégale. En 2024, des exigences ont été mises en place pour que les publicités politiques incluent une divulgation de transparence lorsque le contenu est créé à l’aide de l’IA. Ces efforts étendent la logique neutre en matière de processus à de nouveaux contextes, en se concentrant sur le préjudice lui-même plutôt que sur la technologie utilisée pour le commettre.
Conclusion
La semaine de l’IA a offert à la Floride un modèle d’approche des technologies novatrices. Les législateurs ont entendu directement les agences, les industries et les praticiens qui travaillent avec ces outils au quotidien. Ce type de délibération éclairée est exactement ce que l’on attend d’une bonne élaboration de politiques. La Floride a adopté cette approche sans même s’en rendre compte. Grâce à des décennies de lois neutres en matière de processus, l’État a construit un plancher solide de protection des consommateurs, tandis que la législation récente a comblé les lacunes lorsque cela était nécessaire.
Dans la prochaine session, les législateurs ont la possibilité de s’appuyer sur cette fondation plutôt que de l’abandonner. Le plancher est déjà en place. Il ne reste plus qu’à décider s’ils veulent lui faire confiance.