Les leaders syndicaux critiquent Gavin Newsom sur l’IA, demandent plus de réglementation
Des dirigeants syndicaux de tout le pays ont lancé un ultimatum au gouverneur de Californie : réglementer l’intelligence artificielle (IA) ou faire face à des conséquences en 2028.
Appel à l’action
Lors d’une conférence de presse, un leader syndical a déclaré qu’il était temps que le gouverneur écoute leurs préoccupations. Ils ont exprimé leur mécontentement face à son incapacité à répondre à leurs demandes et à son soutien perçu aux intérêts des grandes entreprises technologiques.
Les dirigeants syndicaux ont conditionné leur soutien à Newsom, notamment pour sa probable candidature présidentielle, à sa volonté de répondre à leurs exigences concernant la réglementation de l’IA.
Préoccupations concernant l’IA
Les syndicats nationaux poussent pour des réglementations sur l’IA, craignant des impacts potentiels tels que des licenciements alimentés par l’IA, le suicide des jeunes lié aux chatbots, et l’utilisation croissante de technologies de surveillance avancées sur le lieu de travail. Les licenciements ont particulièrement touché la Californie et d’autres centres technologiques.
Les dirigeants syndicaux estiment que cette question est encore plus importante que les accords de libre-échange précédents et ont averti le gouverneur d’agir pour éviter des destructions similaires à celles causées par des politiques passées.
Réponses du gouverneur
Le bureau de Newsom a réagi aux critiques des dirigeants syndicaux, affirmant qu’aucun gouverneur n’a fait plus pour protéger les travailleurs tout en équilibrant l’innovation en matière d’IA. Ils soutiennent que la Californie a adopté une approche plus complète centrée sur les travailleurs que toute autre région.
Malgré les efforts des syndicats pour établir des protections contre l’IA, ils ont rencontré des obstacles, notamment le veto de Newsom à une loi interdisant l’utilisation de l’IA pour les décisions de gestion des employés.
Propositions de réglementation
Les dirigeants syndicaux ont récemment dévoilé leur dernier agenda sur l’IA, qui comprend des mesures pour exiger un préavis aux travailleurs licenciés en raison de l’IA et pour tenter d’imposer une supervision humaine sur les algorithmes utilisés pour les décisions de discipline ou de licenciement.
Ils continuent également de travailler sur un projet de loi visant à interdire l’utilisation d’outils de surveillance dans des espaces privés de travail.
Conclusion
Face à l’évolution rapide de l’IA, les syndicats appellent à une réglementation stricte pour protéger les travailleurs contre ses impacts potentiels. Le débat sur la manière de gérer l’IA dans le milieu de travail est plus pertinent que jamais, et les dirigeants syndicaux insistent sur la nécessité d’une action immédiate.