Les décisions judiciaires concernant les conversations avec l’IA ne sont pas protégées : Ce que cela signifie pour vous
Le 13 février 2026, un juge a rendu une décision concernant la protection des communications non juridiques avec des plateformes d’IA générative. Il a statué que ces communications ne bénéficient pas du privilège avocat-client ni de la doctrine des documents de travail.
Implications immédiates
Cette décision a deux implications majeures pour quiconque utilise des outils d’IA tels que des assistants IA dans le cadre de questions juridiques ou réglementaires :
Premièrement, les outils d’IA, n’étant pas des avocats, ne peuvent pas établir de communications avocat-client, et donc, ces échanges ne sont pas protégés par le privilège avocat-client.
Deuxièmement, même des communications qui seraient autrement protégées perdent leur statut de privilège si elles sont partagées avec des outils d’IA publics.
Analyse du cas
Dans cette affaire, un cadre supérieur a utilisé un assistant IA pour analyser sa situation juridique et élaborer des stratégies de défense. Lors d’une perquisition, des documents relatant ces conversations ont été saisis. Le juge a rejeté les arguments selon lesquels ces documents étaient protégés par le privilège avocat-client.
Principales constatations
Pas de privilège avocat-client
Le tribunal a conclu que les communications avec un chatbot IA ne sont pas protégées par le privilège avocat-client pour plusieurs raisons :
- L’IA n’est pas un avocat.
- Les communications entre deux non-avocats sur des questions juridiques ne sont pas privilégiées.
- Il n’y a pas d’attente raisonnable de confidentialité.
- Fournir des informations privilégiées à un outil public annule le privilège.
- Le privilège ne peut être créé après coup.
Pas de protection des documents de travail
Le tribunal a également rejeté l’argument de protection des documents de travail :
- Aucune direction d’un avocat n’a été donnée.
- L’IA n’est pas un avocat, donc les documents générés ne reflètent pas la stratégie de l’avocat.
- Les documents doivent refléter la stratégie de l’avocat au moment de leur création.
Conséquences pratiques
Il est crucial de ne pas saisir d’informations privilégiées dans des outils d’IA publics. Toute communication sensible ou stratégie de litige saisie dans des plateformes publiques pourrait être découverte et utilisée contre vous.
Conclusion
Cette décision souligne la nécessité pour les entreprises et les avocats de traiter les outils d’IA avec prudence. Il est impératif de mettre en place des politiques claires concernant l’utilisation de ces outils afin de protéger les informations sensibles.