Les leaders proposent une loi pour réguler les images nuisibles générées par l’IA
La menace émergente posée par les images manipulées et pornographiques créées avec de nouveaux outils d’intelligence artificielle appelle à une loi complète pour protéger les citoyens. Deux responsables de l’État ont exposé leur législation proposée.
Cadre légal proposé
Le projet de loi vise à créer le premier cadre légal de l’État pour réguler les images générées par l’IA, en renforçant les pénalités civiles et criminelles pour les contrevenants. Parmi les éléments clés, on trouve l’établissement de normes techniques pour les développeurs d’IA et l’autorisation du ministère de la Justice de l’État d’enquêter sur l’application de ces normes par les grandes entreprises technologiques.
Acte de responsabilité de l’IA
Intitulé « Loi sur la responsabilité de l’intelligence artificielle », le projet de loi obligerait les entreprises d’IA à inclure des marqueurs numériques dans le contenu pour aider à identifier les créateurs de deepfakes nuisibles. Il permettrait également aux personnes de poursuivre des actions civiles contre les contrevenants.
Les responsables ont souligné que cette technologie permet à des individus anonymes de causer de réels dommages. Le projet de loi inclut une disposition qui aide les personnes lésées par des vidéos ou des audios malveillants à engager des poursuites civiles contre les créateurs.
Sanctions et implications
Cette loi permettrait aux individus de récupérer des dommages réels ou 1 000 dollars par vue. Les responsables estiment que cette mesure est nécessaire pour dissuader les activités nuisibles.
Le ministère de la Justice pourrait également engager des actions civiles et demander des pénalités allant jusqu’à 15 000 dollars par violation pour les entreprises qui ne respectent pas les normes techniques.
Contexte et nécessité
La nécessité de cette mesure a été illustrée par l’arrestation d’un individu ayant utilisé des images d’enfants pour créer des contenus sexuels exploitants. Ce cas représente une première où l’IA a été utilisée pour générer des images d’exploitation sexuelle à partir d’images publiques d’enfants.
Les responsables ont exprimé l’importance pour leur État de jouer un rôle de leader dans le développement d’un cadre qui fixe des lignes directrices claires pour l’utilisation éthique de cette technologie.
Conclusion
Le projet de loi, qui sera introduit lors de la session régulière de la législature, représente une tentative significative de répondre aux défis posés par l’IA et de protéger les individus contre les abus potentiels liés aux technologies émergentes.