Le futur de l’IA : une question de gouvernance, pas de compétition technologique
Vilas Dhar soutient que l’intelligence artificielle (IA) doit être gouvernée comme une infrastructure civique à long terme plutôt que comme une technologie commerciale à court terme. Sous sa direction, une fondation philanthropique a investi plus de 500 millions de dollars spécifiquement dans l’IA en tant qu’infrastructure publique, collaborant étroitement avec des gouvernements et des institutions publiques à travers le monde.
Le rôle de l’IA dans la gouvernance
Selon Dhar, l’IA représente la plus grande transformation que l’humanité ait jamais connue. Cela signifie que nous remettons en question certaines hypothèses sur ce qui est possible. L’IA ouvre des opportunités nouvelles dans des domaines tels que l’éducation, l’agriculture et la médecine, tout en redéfinissant la participation démocratique. Il est crucial de construire une nouvelle architecture pour façonner ces outils au bénéfice de l’humanité.
IA : outil puissant ou changement de comportement humain ?
La question fondamentale ne devrait pas être de savoir si l’IA va remplacer l’humanité, mais plutôt comment nous voulons l’utiliser : pour doubler la productivité avec le même nombre de personnes ou pour obtenir le même résultat avec moins de main-d’œuvre. Ce choix est humain, et non technologique.
Le rôle de la philanthropie dans l’IA
La philanthropie a évolué pour investir dans l’expertise technique et la sensibilisation publique. Au lieu de se concentrer uniquement sur le financement, l’accent est désormais mis sur la manière de redéfinir le récit public de l’IA, en pensant à long terme et en développant un écosystème qui applique l’IA à des problèmes sociaux.
Défis et opportunités en matière d’IA
Des défis subsistent en matière d’infrastructure technique et de formation des talents. L’Inde, par exemple, doit former des scientifiques de l’IA engagés dans un but public et créer des incitations politiques pour encourager l’IA au service de la société. L’accent devrait être mis sur la création d’une pile d’IA publique et l’autonomisation des entrepreneurs.
Coopération internationale sur l’IA
Il est essentiel d’établir un cadre de coopération économique qui inclut des priorités comme l’accès aux puces et à la capacité de calcul domestique. Les flux d’innovation et de données doivent également aller dans les deux sens, permettant un échange d’expertise et de propriété intellectuelle.
Conclusion
L’IA en Inde devra être une infrastructure invisible qui restructure les systèmes, plutôt que des outils visibles. Si cela est bien fait, l’IA peut véritablement servir les besoins des citoyens.