L’autorité de préemption de l’IA par la FTC est limitée
La question de savoir si l’administration précédente peut préempter les lois étatiques sur la protection des consommateurs concernant l’IA est au cœur des débats. La Federal Trade Commission (FTC) s’apprête à tenter cette démarche, mais son autorité à préempter les lois des États est restreinte.
Contexte
Une ordonnance exécutive a été émise, demandant à la FTC de clarifier les circonstances sous lesquelles les lois des États, qui exigent des modifications des résultats véridiques des modèles d’IA, pourraient être préemptées par la loi sur la protection des consommateurs. Cette ordonnance met l’accent sur le fait qu’il est trompeur pour les États de forcer les entreprises à modifier leurs modèles pour induire en erreur les utilisateurs sur des sujets chargés politiquement.
Défis de préemption
Les efforts de préemption doivent surmonter plusieurs obstacles, notamment le principe du fédéralisme. La loi fédérale peut préempter les lois des États de plusieurs manières, mais la loi sur la FTC ne contient pas de langage préemptif explicite. Chaque État possède ses propres lois de protection des consommateurs, et la FTC collabore souvent avec ces États dans l’application des lois.
La seule option qui reste est la préemption par conflit. Cependant, les tribunaux sont peu susceptibles d’accepter cette base, car la loi sur la FTC a été formulée de manière générale et ne fournit aucune règle spécifique. Ainsi, pour préempter les lois étatiques sur l’IA, la FTC doit émettre une règle, ce qui entraîne un long processus de réglementation.
Évaluation des lois étatiques
Pour que la FTC puisse affirmer que les lois des États entrent en conflit avec la section 5, elle doit démontrer que la tromperie dans le commerce est répandue. Cependant, l’ordonnance exécutive ne cite qu’un exemple précis d’une loi étatique, dont l’impact pratique demeure flou.
La section 5 interdit la tromperie « dans ou affectant le commerce ». Cela implique que la FTC surveille les pratiques commerciales, mais l’ordonnance demande d’évaluer des problèmes allant au-delà, tels que la « partialité idéologique ». Les résultats non commerciaux sont souvent subjectifs et ne relèvent donc pas de l’autorité de la FTC en matière de tromperie.
Conclusion
En fin de compte, la capacité de la FTC à préempter les lois étatiques sur l’IA est limitée et nécessite un processus de réglementation complexe et long. Une simple déclaration de politique ne sera pas suffisante.