Comment le Maine s’immerge dans la régulation des images explicites générées par IA d’enfants
Le matériel d’abus sexuel infantile est illégal en vertu des lois étatiques et fédérales depuis des décennies. Cependant, l’avancement de l’intelligence artificielle a créé des failles.
Un incident survenu l’été dernier a mis en évidence cette problématique lorsqu’un homme dans le Maine a utilisé l’IA pour manipuler des photos d’enfants jouant au football en images sexuellement explicites. Bien que la police connaisse l’identité de l’homme et ses actions, elle n’a pas pu l’inculper en vertu de la loi du Maine.
Proposition de loi
Une proposition devant la législature du Maine vise à modifier le code pénal afin que des charges puissent être portées dans de tels cas. Le projet de loi, LD 524, soutenu par un représentant local, élargit le crime de diffusion de matériel d’abus sexuel infantile pour inclure les matériaux créés ou modifiés par l’IA générative ou l’apprentissage automatique.
Ce projet de loi souligne que cette technologie a créé de nouvelles façons de victimiser les enfants, et que les lois actuelles n’ont pas été mises à jour pour les protéger adéquatement. Bien que des préoccupations aient été soulevées l’année dernière concernant la constitutionnalité d’une version antérieure, un nouveau projet de loi a été avancé cette année avec un soutien bipartisan.
Impact et soutien
Au cours de la première semaine de la session législative, le comité judiciaire a approuvé ce projet de loi par un vote unanime. Le comité de la justice pénale et de la sécurité publique a également convenu que les changements auraient un impact modéré sur le système judiciaire du Maine.
Jusqu’à présent, 28 États ont interdit la création de matériel d’abus sexuel infantile généré par IA, y compris un voisin où l’utilisation de l’IA pour créer des représentations visuelles intimes d’enfants est devenue un délit de deuxième classe.
Des organisations de police, des procureurs et des coalitions contre les agressions sexuelles dans le Maine soutiennent le projet de loi. Cependant, l’association des avocats de la défense criminelle du Maine s’y oppose, arguant que la définition élargie du « matériel d’abus sexuel infantile » pourrait violer les protections du premier amendement.
Conclusion
Les défis posés par l’IA dans la création d’images explicites d’enfants soulignent la nécessité d’une mise à jour des lois pour protéger les plus vulnérables. Alors que la technologie évolue, les législateurs doivent s’assurer que les protections juridiques évoluent en conséquence.