Le plan d’IA de Trump fait face au scepticisme des législateurs concernant la préemption étatique
Le responsable de la science et de la technologie à la Maison Blanche a offert peu de détails sur ce que le Congrès peut attendre du cadre national d’intelligence artificielle (IA) de l’administration Trump, tout en faisant face à des critiques de la part des législateurs concernant l’utilisation par l’administration d’un outil d’IA controversé.
Une approche sectorielle
Lors d’une audience du Comité des sciences de la Chambre, le directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique a mentionné que le cadre national d’IA laisserait de la place pour une réglementation spécifique à chaque secteur. Il a déclaré : « Nous voulons créer un environnement réglementaire qui fournisse un niveau de clarté … pour tous nos innovateurs, et la partie la plus importante est de promouvoir et de travailler vers une approche de réglementation sectorielle des cas d’utilisation de l’IA. »
Préemption des lois étatiques
Ce cadre national résulte d’un décret exécutif du président qui a ordonné au procureur général des États-Unis de contester les lois étatiques sur l’IA qui ne sont pas alignées avec les priorités de son administration. L’objectif était de résoudre un patchwork de réglementations étatiques susceptibles de freiner l’innovation. Cependant, cette préemption générale de la plupart des lois sur l’IA a suscité des interrogations, même parmi les républicains.
Réactions des législateurs
Un représentant a suggéré que les États devraient toujours être en mesure de réglementer. Il a exprimé que « tout le monde croit qu’il devrait y avoir une voie fédérale, et qu’il devrait y avoir une voie étatique, et que le gouvernement fédéral doit d’abord définir ce qui relève de l’article premier de la Constitution – le commerce interétatique – et où se trouvent ces gardes-fous préventifs. »
Critiques des partenariats et des risques de l’IA
Des représentants démocrates ont critiqué l’expansion par l’administration de son partenariat avec une entreprise d’IA. L’un d’eux a évoqué une récente mise à jour d’un outil qui permet aux utilisateurs de modifier des photos de manière inappropriée. Ils ont souligné que, bien que le plan d’action sur l’IA ait été dévoilé avec des objectifs louables, il aborde seulement de manière minimale les risques associés à l’IA.
Conclusion
Le décret de Trump a permis aux États de maintenir certaines réglementations visant à protéger les enfants de l’IA, mais il n’inclut pas d’exemptions similaires pour les usages liés aux deepfakes. Les préoccupations concernant l’usage abusif de la technologie et les implications pour le développement futur de l’IA demeurent des enjeux cruciaux.