Intégrer la responsabilité écologique dans la gouvernance de l’IA dès maintenant
Pour contribuer aux efforts de justice climatique, il est essentiel d’intégrer la responsabilité écologique dans la gouvernance de l’IA. Une étude brésilienne révèle que l’utilisation par les grandes entreprises technologiques de systèmes algorithmiques obscurcit les dimensions matérielles, énergétiques et extractives des infrastructures numériques, renforçant ainsi les injustices environnementales.
Analyse de l’étude
L’étude a examiné des rapports institutionnels ainsi que des revendications de durabilité et des campagnes publicitaires de grandes entreprises technologiques. Les résultats montrent que les récits d’entreprise construisent une grammaire du déni écologique qui masque les coûts environnementaux de l’IA et naturalise les pratiques extractives. Les algorithmes ne sont pas seulement des outils computationnels, mais des formations discursives et matérielles qui organisent le sens et légitiment des pratiques non durables.
Implications pratiques et sociales
Sur le plan pratique, les résultats encouragent les entreprises technologiques, les développeurs et les décideurs à intégrer la responsabilité écologique dans la gouvernance de l’IA. Comprendre comment le discours façonne les perceptions peut aider les institutions à élaborer des politiques environnementales plus transparentes et responsables. Il est nécessaire de passer d’une efficacité computationnelle à une éthique de soin technologique dans la conception, le développement et le déploiement de l’IA.
Sur le plan social, l’étude exhorte les entreprises et les décideurs à intégrer la responsabilité écologique dans la gouvernance de l’IA, contribuant ainsi à des efforts de justice climatique plus larges, en particulier dans le Sud global.
Une lutte épistémique contre le changement climatique
Un autre professeur souligne que cette étude se connecte à des travaux antérieurs sur la manière dont les systèmes algorithmiques médiatisent la connaissance climatique et la désinformation. Les systèmes d’IA ne se contentent pas de transmettre des informations écologiques, mais configurent également leur signification et leur visibilité politique. Cela implique que la gouvernance climatique doit élargir son champ d’action pour réguler les infrastructures algorithmiques.
Conclusion
Cette étude met en lumière le besoin urgent d’intégrer la responsabilité écologique dans la gouvernance de l’IA, en passant d’un discours technique à des questions de pouvoir, de discours et de justice environnementale. Il est crucial de reconnaître que les algorithmes participent à la normalisation des dommages environnementaux et d’appeler à une responsabilité écologique intégrée dans la gouvernance de l’IA.