La gouvernance de l’IA en Chine : une perspective nuancée
Des chercheurs remettent en question l’idée selon laquelle les contrôles de l’intelligence artificielle (IA) à Pékin dépendent uniquement de son gouvernement autoritaire. Selon une nouvelle étude, les valeurs traditionnelles chinoises et les intérêts commerciaux jouent également un rôle dans l’autorégulation de l’IA.
Une narrative stéréotypée
La vision dominante des observateurs est que la gouvernance de l’IA en Chine est un processus strictement top-down, dirigé par le gouvernement. Cependant, cette perspective ne tient pas compte de l’impact de la société chinoise et des normes culturelles sur des entreprises technologiques comme TikTok et DeepSeek.
Les parties prenantes dans la gouvernance
Les chercheurs mettent en avant la nécessité de considérer le gouvernement, le secteur privé et la société comme des parties prenantes dans le débat sur la gouvernance de l’IA. Ces acteurs collaborent pour co-produire des normes et des mécanismes de régulation.
Réglementation et autoprotection
Bien que la Chine n’ait pas de législation sur l’IA ratifiée, elle adopte un modèle de régulation orienté vers le marché. La Cyberspace Administration de Chine est l’entité qui supervise cette gouvernance. Les entreprises d’IA doivent s’enregistrer auprès de cet organisme et s’assurer que leurs produits évitent des risques, tels que des préjudices psychologiques.
Évolution des lois sur la protection des mineurs
La Chine a été le premier pays à établir des réglementations formelles concernant l’IA générative. La législation récente sur la protection des mineurs limite le temps que les jeunes peuvent passer en ligne et impose des modes adaptés aux enfants sur les smartphones.
Conclusion
La gouvernance de l’IA en Chine ne se limite pas à un contrôle étatique. Elle est façonnée par une interaction complexe entre le gouvernement, le secteur privé et la société. Cette dynamique mérite d’être explorée davantage pour comprendre les implications de l’IA dans un contexte autoritaire.