Un expert des Émirats arabes unis nommé au sein d’un panel de l’ONU sur la gouvernance mondiale de l’IA
António Guterres a annoncé qu’il avait soumis à l’Assemblée générale des Nations Unies une liste de 40 spécialistes du monde entier, dans le cadre des préparatifs pour établir un panel scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle.
Une étape décisive pour l’humanité
S’exprimant au siège de l’ONU, Guterres a déclaré que cette initiative marquait une étape décisive pour s’assurer que l’IA « serve toute l’humanité ». Le panel est créé en réponse à un mandat des États membres de l’ONU dans le cadre du Pacte pour l’avenir, qui appelle à des approches multilatérales renforcées pour les technologies émergentes.
Objectifs du panel
Il a décrit cet organe comme le premier panel scientifique mondial entièrement indépendant, dédié à l’évaluation de l’impact réel de l’intelligence artificielle sur les économies et les sociétés. Avec l’avancée rapide de l’IA, il a souligné qu’aucun pays ne pouvait comprendre seul toutes ses implications.
« L’IA évolue à la vitesse de la lumière », a déclaré Guterres, soulignant la nécessité d’une compréhension partagée pour établir des garanties, encourager l’innovation pour le bien commun et renforcer la coopération internationale.
Travail et sélection des experts
Le panel proposé aura pour objectif de distinguer la science fiable de la désinformation et de fournir un point de référence impartial pour les gouvernements, à une époque où l’IA façonne de plus en plus la vie quotidienne. Ses membres ont été choisis par le biais d’un appel mondial ouvert qui a attiré plus de 2 600 nominations, provenant de disciplines telles que l’apprentissage automatique, la gouvernance des données, la cybersécurité, la santé publique et les droits de l’homme.
Tous les experts, y compris ceux récemment sélectionnés, serviront à titre personnel et indépendamment des gouvernements ou des institutions. Le panel devrait fonctionner sur un calendrier accéléré, avec son premier rapport prévu pour alimenter une discussion mondiale dirigée par l’ONU sur la gouvernance de l’IA, programmée pour juillet.