Les chatbots IA et le droit de la concurrence : un aperçu des enquêtes antitrust sur WhatsApp
L’essor des agents conversationnels IA, allant des chatbots simples aux assistants sophistiqués capables de commerce autonome, transforme la manière dont les entreprises et les consommateurs interagissent avec les services numériques.
À mesure que cette technologie évolue, les autorités de la concurrence du monde entier examinent si les plus grandes plateformes technologiques pourraient exercer un contrôle sur l’accès aux marchés émergents de l’IA.
Enquête antitrust de décembre 2025
En décembre 2025, une enquête a été lancée pour déterminer si la nouvelle politique de WhatsApp pourrait constituer un abus de position dominante en violation des règles de concurrence. Les principales préoccupations incluent l’exclusion des services concurrents, l’auto-préférence et l’impact sur l’innovation et les consommateurs.
Politique de WhatsApp pour les utilisateurs professionnels
En octobre 2025, WhatsApp a mis à jour ses termes pour réguler l’utilisation de chatbots basés sur l’IA. La politique interdit l’usage de l’API Business de WhatsApp pour les entreprises dont le service principal est un chatbot IA, permettant seulement des fonctionnalités d’IA auxiliaires.
Réponse des autorités compétentes
Des enquêtes ont été initiées par plusieurs autorités de la concurrence, y compris des mesures provisoires pour interdire à WhatsApp d’appliquer sa nouvelle politique dans certains pays. Les régulateurs craignent que cette politique nuise à la concurrence et limite le choix des consommateurs.
Justifications de la politique de WhatsApp
WhatsApp défend sa politique en affirmant qu’elle est nécessaire pour protéger l’intégrité technique de la plateforme et éviter une utilisation inappropriée des services. L’entreprise soutient également que le marché des assistants IA demeure compétitif et que ses changements ne nuisent pas à l’innovation.
Conclusion
WhatsApp fait face à plusieurs enquêtes dans différents pays concernant ses nouvelles conditions d’utilisation. L’issue de ces enquêtes pourrait dépendre de la capacité de l’entreprise à justifier sa politique et à démontrer qu’elle produit des effets bénéfiques qui l’emportent sur les impacts anti-concurrentiels.