Débat des législateurs de Washington sur les régulations de l’IA face aux réactions de l’industrie technologique
Les législateurs de l’État de Washington examinent de nouvelles régulations concernant l’intelligence artificielle (IA), alors que les préoccupations concernant les deepfakes, la sécurité des chatbots et la discrimination liée aux systèmes automatisés augmentent.
Propositions de loi en discussion
Lors d’une audience d’un comité de la Chambre, un élève de lycée a témoigné que l’IA devient de plus en plus réaliste. Il a souligné la nécessité de définir des limites claires pour que le public puisse distinguer le contenu réel de celui généré par l’IA. Il a soutenu une proposition de loi qui obligerait les entreprises d’IA générative ayant plus d’un million d’utilisateurs à fournir un outil de détection de l’IA et à indiquer lorsque le contenu est artificiellement généré, par exemple à travers un filigrane.
Une autre proposition se concentre sur l’utilisation des chatbots par des mineurs. Cette loi exigerait des opérateurs de chatbots d’informer clairement les jeunes utilisateurs que ces systèmes ne sont pas humains, de restreindre le contenu sexuellement explicite ou suggestif, et d’interdire les engagements manipulatoires visant à créer des liens émotionnels. Elle exigerait également que les entreprises réagissent aux signes de pensées suicidaires en dirigeant les utilisateurs vers des ressources de crise.
Implications et préoccupations
Les supporters estiment que cette mesure est nécessaire après des rapports selon lesquels certains chatbots ont encouragé l’automutilation. Cependant, les groupes de l’industrie technologique mettent en garde que cette loi pourrait exposer les entreprises à une responsabilité importante en vertu de la loi sur la protection des consommateurs de l’État. Si elle est approuvée, la loi entrerait en vigueur en 2027.
Les législateurs examinent également une proposition qui exigerait des garanties contre la discrimination dans les décisions prises par l’IA concernant l’embauche, le logement, les prêts et les assurances. Les partisans affirment qu’une supervision étatique est nécessaire alors que la réglementation fédérale reste incertaine, tandis que les groupes d’entreprises mettent en garde contre le fait que cette proposition pourrait décourager l’utilisation de l’IA.
Conclusion
Les comités de la Chambre devraient voter sur plusieurs de ces mesures cette semaine, marquant une étape importante dans la régulation de l’intelligence artificielle à un moment où ses impacts sur la société soulèvent des questions cruciales.