Cadre de l’IA en vertu des règles de l’UE : Lancement du modèle danois
Le Danemark a récemment dévoilé un cadre qui peut aider les États membres de l’UE à utiliser l’intelligence artificielle générative en conformité avec la nouvelle Loi sur l’IA de l’Union européenne. Ce modèle a été soutenu par des entreprises majeures, dont Microsoft.
Contexte et Objectifs
Une alliance soutenue par le gouvernement danois, dirigée par le cabinet de conseil en informatique Netcompany, a lancé un document blanc intitulé « Utilisation Responsable des Assistants IA dans le Secteur Public et Privé ». Ce document établit des « exemples de meilleures pratiques » pour aider les entreprises à déployer des systèmes d’IA dans un environnement réglementé.
Le guide vise également à encourager la fourniture de services « sûrs et fiables » aux consommateurs. Parmi les partenaires fondateurs, on trouve l’Agence danoise pour le gouvernement numérique, le registre central des entreprises CVR et l’autorité des pensions ATP.
Principales Directives
Le cadre comprend des lignes directrices sur :
- La collaboration entre le secteur public et privé
- Le déploiement de l’IA dans la société
- La conformité avec la Loi sur l’IA et le Règlement général sur la protection des données (RGPD)
- La réduction des biais et la mitigation des risques
- Le stockage sécurisé des données
- La formation du personnel
Impact sur les Industries Réglementées
André Rogaczewski, PDG de Netcompany, a souligné que les dispositions du document blanc s’adressent principalement aux entreprises opérant dans des secteurs fortement réglementés, tels que les services financiers. Il a posé la question centrale : « Comment pouvons-nous augmenter l’utilisation responsable de l’IA ? »
Comprendre la Loi sur l’IA de l’UE
La Loi sur l’IA de l’UE est considérée comme une loi pionnière qui vise à régir la manière dont les entreprises développent, utilisent et appliquent l’IA. Elle est entrée en vigueur en août, après avoir reçu l’approbation finale des États membres de l’UE et de la Commission européenne en mai.
Cette loi applique une approche basée sur le risque pour gouverner l’IA, signifiant que les différentes applications de la technologie sont traitées différemment en fonction du niveau de risque qu’elles présentent.
Bien que les règles soient techniquement en vigueur, leur mise en œuvre sera un processus long. La plupart des dispositions de la Loi, y compris celles concernant des systèmes d’IA à usage général comme ChatGPT, ne seront pas appliquées avant 2026, à la fin d’une période de transition de deux ans.
Importance pour l’Avenir de l’IA en Europe
Caroline Stage Olsen, ministre danoise des affaires numériques, a déclaré : « Il est absolument vital pour la compétitivité de nos entreprises et le progrès futur de l’Europe que le secteur privé et public réussisse à développer et à utiliser l’IA dans les années à venir. » Elle a qualifié le document blanc de « pas utile » vers cet objectif.
Rogaczewski a également mentionné que l’implication de Microsoft dans les lignes directrices est notable. « Faire participer Microsoft était important, car les solutions d’IA générative impliquent souvent des algorithmes et des technologies mondiales », a-t-il ajouté.
En conclusion, le modèle danois pourrait servir de modèle pour d’autres pays et entreprises cherchant à simplifier leur conformité avec la Loi sur l’IA de l’UE.