La Maison Blanche reste vague sur les spécificités du cadre national en matière d’IA
Un responsable de la stratégie en matière d’intelligence artificielle de la Maison Blanche a offert peu de détails aux législateurs lors d’une audition sur ce que le Congrès peut attendre des recommandations législatives prévues par l’administration pour un standard national visant à préempter les lois des États.
En décembre, un ordre exécutif a été signé, demandant aux agences fédérales de poursuivre les États dont les lois sur l’IA sont jugées « lourdes » et de limiter l’accès des États à certains fonds fédéraux. Cet ordre est intervenu après que des législateurs pro-IA ont tenté de légiférer sur une préemption nationale des lois étatiques sur l’IA, mais ont échoué face à l’opposition bipartisane.
Déclarations et préoccupations
Lors de son témoignage, le responsable a évité de donner des détails tout en faisant face aux préoccupations des législateurs concernant l’équilibre des responsabilités en matière d’IA entre les États, le Congrès et l’administration. Il a souligné la nécessité de clarté et de certitude réglementaires pour que les innovateurs américains continuent de mener le monde dans ce domaine.
Un membre du Congrès a exprimé son soutien général à l’idée d’un cadre fédéral approprié tout en soulignant le rôle des États dans la régulation de l’IA. Il a mentionné que des lois en Californie exigent des développeurs d’IA qu’ils signalent les risques catastrophiques de leurs modèles ainsi que les données d’entraînement.
Questions soulevées
Des questions ont été posées concernant l’ordre exécutif et ses tentatives de déplacer le pouvoir sur l’IA des États et du Congrès vers l’exécutif. Un membre du Congrès a exprimé son inquiétude quant au fait que cela pourrait être inconstitutionnel et a plaidé pour ne pas préempter les actions nécessaires des États pour protéger leurs citoyens.
Conséquences et implications
Les législateurs ont également interrogé sur les plans de l’administration pour l’Institut national des normes et de la technologie et son Centre pour les normes et l’innovation en matière d’IA. L’introduction d’un projet de loi visant à codifier ce centre a été évoquée.
Le responsable a célébré la décision de remplacer l’ancien institut de sécurité par le nouveau centre et a appelé à une révision du cadre de gestion des risques en matière d’IA pour éliminer les références à des sujets politiques. Cela a suscité des préoccupations quant à la réduction du budget de cet institut et à l’impact potentiel sur les programmes de l’IA.
Conclusion
Alors que l’administration se prépare à introduire un cadre national pour l’IA, les préoccupations concernant l’équilibre des pouvoirs, la responsabilité et les implications pour la régulation au niveau des États demeurent des sujets de débat. La nécessité d’une collaboration entre les branches législative et exécutive est essentielle pour définir un avenir sûr et innovant pour l’intelligence artificielle.