Publication du Cadre Législatif National sur l’IA
Ce matin, un cadre politique de quatre pages sur l’intelligence artificielle a été publié, s’appuyant sur plusieurs mois de déclarations politiques concernant les rôles des gouvernements d’État et fédéral dans la régulation de l’IA.
Cela survient seulement deux jours après la publication par un sénateur d’un projet de loi sur l’IA visant à codifier les ordonnances exécutives en matière d’IA. Bien que partageant certaines priorités, ces deux documents divergent sur des points tels que le droit d’auteur, la responsabilité des développeurs et la Section 230.
Les Sept Axes de Focus du Cadre Politique
Le cadre politique couvre sept catégories, mais quatre sont particulièrement importantes pour les entreprises développant ou déployant de l’IA :
- Préemption fédérale des lois étatiques sur l’IA. Les États seraient interdits de réglementer le développement de l’IA. Ils ne pourraient pas imposer de contraintes sur l’utilisation de l’IA pour des activités qui seraient légales sans elle, et ils ne pourraient pas tenir les développeurs responsables des abus des tiers. Toutefois, des exceptions sont prévues, notamment en matière de sécurité des enfants, de fraude, de protection des consommateurs, de zonage et d’approvisionnement gouvernemental en IA.
- Droit d’auteur renvoyé aux tribunaux. L’administration estime que la formation d’IA sur des œuvres protégées est légale, mais plutôt que de codifier cette position, elle demande au Congrès de s’abstenir et de laisser les juges trancher sur la question de l’utilisation équitable.
- Sécurité des enfants comme axe central. Des exigences en matière d’âge, des fonctionnalités de plateforme pour réduire les risques d’exploitation et d’automutilation, ainsi que l’extension des protections de la vie privée des enfants aux systèmes d’IA. Cette question bénéficie d’un soutien bipartisan, et le cadre préserve l’autorité des États dans ce domaine.
- Pas de nouvelle agence fédérale pour l’IA. Au lieu d’un régulateur centralisé, la supervision se fait par le biais des agences existantes ayant une expertise pertinente. Le cadre suggère également la création de « sandboxes » réglementaires, sans préciser quelle agence les gérerait.
Implications et Risques
La question de la préemption fédérale reste ouverte et la diversité des réglementations étatiques en matière d’IA compliquera l’analyse. La frontière entre la régulation du développement de l’IA et les lois de protection générale n’est pas définie. Les réglementations étatiques en cours, comme celle du Colorado, imposent des obligations aux développeurs et déployeurs de systèmes à haut risque.
Conclusion
Pour l’instant, ce cadre ne modifie rien des obligations de conformité existantes. Cependant, il envoie un fort signal sur l’intention de l’administration, en particulier avec d’autres livrables fédéraux à venir concernant les lois étatiques sur l’IA. Le suivi de l’évolution de ce cadre au Congrès ou dans les tribunaux est essentiel.