Anthropic fait un don de 20 millions de dollars pour la régulation de l’IA tandis qu’OpenAI s’abstient
Cette semaine, Anthropic a annoncé un don de 20 millions de dollars à un groupe politique plaidant pour une régulation plus stricte des technologies de l’IA, tandis que son principal concurrent a informé ses employés qu’il n’avait pas l’intention de faire des contributions similaires.
Les positions d’Anthropic et d’OpenAI sur la régulation
Dans un mémo adressé aux employés, le responsable des affaires mondiales d’OpenAI a noté que l’entreprise permet à ses employés d’exprimer leurs opinions politiques, mais que l’organisation elle-même ne prévoit pas de prendre des mesures similaires dans un avenir proche. OpenAI ne fait pas de dons à des comités d’action politique (PAC) ou à des organisations à but social, cherchant ainsi à préserver le contrôle de ses dépenses politiques.
Les enjeux sont très élevés cette année : Anthropic et OpenAI envisagent la possibilité d’introductions en bourse à grande échelle, tandis que le Congrès travaille sur des règles réglementaires pour l’industrie à long terme. À l’approche des élections de mi-mandat, les électeurs sont de plus en plus préoccupés par les implications du développement de l’IA, de l’efficacité énergétique à la vie privée et aux pertes d’emplois potentielles.
Anthropic se concentre sur la sécurité de l’IA et a souligné à plusieurs reprises la nécessité de la régulation. Le PDG d’Anthropic écrit régulièrement des essais approfondis et donne des interviews sur les risques associés à l’IA. Cette semaine, l’entreprise a annoncé un don au groupe bipartisan Public First Action, qui plaide pour la régulation de l’IA, afin de ne pas être laissée de côté lors du développement de nouvelles normes.
Implications et risques
Les différentes positions d’Anthropic et d’OpenAI concernant la régulation reflètent la stratégie de chaque acteur : Anthropic insiste sur la transparence et la sécurité de l’IA, tandis qu’OpenAI met l’accent sur la préservation de la liberté de recherche et la réduction des barrières réglementaires pour un déploiement rapide des technologies. Les deux entreprises restent des participants actifs dans les débats publics façonnant l’avenir de l’intelligence artificielle.
Dans ce contexte, le marché continue d’évaluer les risques financiers et politiques associés à l’industrie technologique : exigences réglementaires, transparence des coûts et impact sur la compétitivité dans un contexte mondial. Pour le marché de l’IA, il est important de voir comment les grands acteurs divisent les rôles entre intérêts privés et responsabilité publique, car cela affecte l’innovation et la confiance des utilisateurs.
En outre, l’Assemblée générale des Nations Unies a établi une commission scientifique mondiale de 40 membres pour étudier les risques et impacts de l’IA, malgré l’opposition des États-Unis.